Publication : 12 Février 2026 Temps de lecture : 5 min

Vieillissement des locataires, situations de dépendance, fragilités sociales et psychologiques, complexification de la relation avec les habitants : le logement social est aujourd’hui confronté à une transformation de ses publics et de ses missions. Ces évolutions placent l’attention portée aux fragilités humaines comme un enjeu stratégique pour les bailleurs sociaux. Et une conviction s’impose : accompagner les plus fragiles, ce n’est pas lancer des actions isolées ou ponctuelles. Cela nécessite une offre de formation capable d’accompagner l’ensemble des métiers et des niveaux de responsabilité.

Pourquoi le secteur du Care est devenu un enjeu central pour le logement social ?

Le logement social accueille, souvent pour de longues durées, des publics qui peuvent être fragiles. Les chiffres sont sans équivoque :

  • 30,4 % des locataires ont aujourd’hui plus de 60 ans, et 11,2 % ont plus de 75 ans. Cette part devrait encore augmenter de plus de 30 % d’ici 20351
  • En 2022, 34 % des ménages en logement social2 étaient en situation de pauvreté monétaire ; 
  • En 2021, plus de 11 500 logements sociaux3 ont été attribués pour motifs de violences au sein du couple, soit une augmentation de plus de 10 % par rapport à 2020. 

Ces situations, quand elles se présentent, ont des conséquences directes sur le quotidien des gestionnaires : sollicitations accrues des équipes de proximité, incompréhensions dans la relation avec les habitants, tensions émotionnelles, sentiment d’impuissance des agents.

Le logement, l’environnement humain et la posture professionnelle deviennent alors des facteurs déterminants de prévention ou d’aggravation des fragilités.

Comment accompagner les locataires fragiles sans épuiser les équipes ?

L’accompagnement des publics fragiles en logement social repose de plus en plus sur les équipes : agents de proximité, gardiens, managers, RH. Or, ces professionnels ne sont ni soignants, ni travailleurs sociaux. Ils se trouvent pourtant confrontés à :

  • Des situations de perte d’autonomie ;
  • Des troubles cognitifs (Alzheimer, pathologies associées) : rappelons que 60 % des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vivent à domicile, avec 225 000 nouveaux cas4 par an en France ;
  • Des problématiques d’isolement, de précarité, parfois de fin de vie ; 
  • Des violences intrafamiliales ou conjugales ;
  • De l’agressivité et des conflits.

Sans formation adaptée, le risque est double :

  • Pour les habitants, avec des réponses inappropriées ou tardives ;
  • Pour les équipes, exposées à l’usure professionnelle et au stress.

Sensibiliser aux enjeux du Care, ce n’est pas transformer les agents en professionnels du médico-social, mais leur donner des repères clairs, des postures justes et des outils concrets pour agir dans leur périmètre. Comme le soulignait Laurence Petin, formatrice, lors d’un webinaire organisé en avril dernier par Sylvain Deneux, responsable des formations entreprise de l’UDD : « Les attentes ont évolué en matière de logement social : la qualité prime désormais sur la quantité ». Le Care devient un levier qualitatif, mais aussi de performance sociale durable.

Quelles formations UDD pour renforcer la relation avec les habitants dans le logement social ?

L’un des risques fréquents est de multiplier des formations “à la carte”, sans vision d’ensemble. L’UDD a fait le choix de construire une offre pensée comme un parcours global, et non comme une juxtaposition de modules. Cette offre intègre notamment :

  • Accompagnement des personnes âgées et fragiles ;
  • Posture professionnelle face à la dépendance ;
  • Relation avec les habitants et situations sensibles ;
  • Prévention de l’usure professionnelle ;
  • Articulation entre action sociale et stratégie RH.

Ces formations permettent d’investir dans la qualité de la relation avec les habitants, la solidité des équipes et l’avenir du logement social, et reposent sur une connaissance fine des réalités des bailleurs sociaux, une articulation entre enjeux humains, organisationnels et territoriaux. Elles sont construites à partir de situations réelles de terrain et une capacité à former tous les publics (équipes terrain, encadrement, RH, etc.). 


Découvrez l’intégralité de l’offre de formation logement social proposée par l’UDD et contactez-nous pour des programmes clés en main ou sur-mesure.


FAQ : Logement social, Care et formation

Comment accompagner les locataires fragiles dans le logement social ?

L’accompagnement passe par la formation des équipes à la relation humaine, à la compréhension des fragilités (vieillissement, dépendance, précarité, conflits) et par une organisation qui soutient ces pratiques dans la durée.

Existe-t-il des formations spécifiques sur la dépendance en logement social ?

Oui. L’UDD propose des formations adaptées aux contextes d’intervention des bailleurs, sans confusion avec les métiers du médico-social.

Comment améliorer la relation avec les habitants grâce à la formation ?

Des formations à la relation avec les habitants permettent de développer des postures professionnelles justes, d’anticiper les situations sensibles et de sécuriser les échanges au quotidien.

Pourquoi adopter une approche globale du Care ?

Parce que le Care concerne tous les métiers du bailleur. Une approche globale évite les incohérences, renforce la culture commune et améliore l’efficacité des actions menées.

1 Union sociale pour l’habitat ; 2021

 2 Insee, 2022

 3 Union Habitat, 2022